logos loi 03En tant qu’association active depuis plus de deux décennies dans le secteur de l’éducation permanente et de l’apprentissage du français langue étrangère, Carrefour des Cultures a inscrit son projet dans la dynamique de la vie associative, comme vecteur d’un citoyenneté active, d’une démocratie participative et d’une société de la diversité. Comme beaucoup d’autres ASBL aux finalités variées, Carrefour des Cultures justifie de son existence, de son fonctionnement et de ses finalités d’un texte de loi de 1921, à savoir la Loi du 27 juin 1921 sur les associations sans but lucratif, les associations internationales sans but lucratif et les fondations. Les acteurs du secteur non-marchand dans l’ensemble, et les associations en particulier, ont rapidement pris la mesure de la réforme initiée par le Ministre de la Justice Koen Geens, au cours de l’année 2018. 

Grosso modo, le secteur associatif s’est mobilisé autour d’une crainte qui pourrait se résumer globalement à ceci : la porosité entre les aspects économiques et les finalités sociales des ASBL. En somme, ce glissement dénote une tendance générale vers l’application de principes néolibéraux aux secteurs généralement dévolus à des buts sociaux, socioculturels, favorisant plus de solidarité, de justice et d’équité entre les citoyens, sur base d’une dynamique démocratique et d’une réflexion critique collégiale.

En somme, ce rendez-vous manqué avec le centenaire d’une loi désormais réformée nous invite à une réflexion de fond sur la manière dont l’associatif pense son action. Sur les finalités même de sa capacité à favoriser une analyse critique de la société. Voire sur sa capacité à être acteur de changements au sein de la société, par la dimension éminemment politique dans laquelle se meut ce secteur. Il est temps pour formuler un plaidoyer de l’associatif, afin de privilégier cette liberté sans laquelle il n’est pas de société démocratique viable.

Pour mener ce projet à terme, plusieurs types de démarches seront adoptées, mobilisant divers ressorts des intelligences collectives. Des groupes de travail constitueront les premières lignes forces de la réflexion et orienteront le questionnement afin de déboucher sur l’organisation d’une première table-ronde, puis d’un événement grand public.

En interaction avec ce volet, la revue de Carrefour des Cultures, PluriCité, consacrera à cette thématique un dossier spécial.

 

« La liberté est la capacité à entrer
dans le type d’associations volontaires que vous voulez.
Mais la liberté ne peut être exercée
que par et en relation avec les autres. »

(David Graeber)


Contact 

Christophe De Mos

081 74 53 95 – Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.